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Lettre ouverte à Didier DROGBA: Une candidature qui fait jaser et cristallise…

En parcourant les réseaux sociaux la rédaction du sportif est tombée sur une lettre de notre confrère ivoirien Simplice LAGO SIBAILLY au sujet de l’élection de la fédération ivoirienne de foot. Au regard de l’intérêt du sujet et la pertinence de la lettre, nous la publions inextenso.

Mon cher Didier,

C’est le cœur plein d’admiration pour toi notre champion, que je t’écris cette lettre pour te faire part de mon point de vue, sur ta candidature à la candidature pour le poste de président de la fédération ivoirienne de Football. Une candidature qui fait jaser et cristallise toutes les passions.

Mon cher Didier, tu dis avoir l’intention de redorer le blason de notre football, mais à la surprise générale, ta candidature au lieu d’être le ciment qui unira les acteurs du sport roi en Côte d’Ivoire est aujourd’hui en train de diviser.

Mon cher Didier, tes supporters sont-ils obligés d’injurier, calomnier, rabaisser tous ceux et toutes celles qui ne partagent pas forcement ta manière de voir les choses ?

Mon cher Didier, Cyrille Domoraud, Kolo TOURE, Arouna DINDANE, Kalou Bonaventure, tous aussi des champions qui ont défendu haut nos couleurs, méritent-ils la méchanceté avec laquelle tes supports les traitent ?

Leur honneur doit-il être sali, leur réputation entachée, sur l’autel de ta seule ambition de diriger la maison de verre ?

Dahizoko, tu veux aider le football ou tu veux juste être président de la FIF vaille que vaille ?

Est-ce que finalement la FIF n’est pas juste un tremplin pour toi pour atteindre des sommets plus hauts (CAF, FIFA…) ?

Gbagbadêh, donc si tu ne deviens pas président de la fédération, tu ne peux pas aider le football ivoirien ?

Drogba, avant d’aspirer à sortir notre football de sa léthargie, tu as déjà posé quelle action valable, durable, pour un club, un joueur local, un entraineur, un arbitre, un stade… ?

Toi qui as une renommée internationale, une aura dont tes amis et ex-collègues seraient jaloux, quel est ton fait d’arme. Dis-nous frère stp…

Passée l’émotion, toi le fils de Niaprahio, ne dois-tu pas faire preuve de tempérance, d’humilité, et de sagesse ?

Tes amis de l’AFI, nous dit-on, ont souhaité il y’a quelques années que tu sois leur candidat, ils se sont heurtés à un apparent désintérêt de ta part. Quelques années plus tard, ils accordent leur parrainage à un autre candidat et « bim », bonjour la campagne de dénigrement, parce que soudainement Sa majesté Drogba veut le trône. Ils doivent impérativement dire adieu à leur parole donnée. Aaah Atéya toi aussi…

En fait tu méprisais tes amis. Tu te disais certainement que tu pouvais atteindre les sommets sans leur apport. Ils n’étaient en fait que du menu fretin à tes yeux. En fait tu n’as jamais eu de considération pour eux. En sélection comme dans la vie de tous les jours, il n’y a que ta personne qui compte. Le reste on s’en fout. On peut les salir, les invectiver, les jeter en pâture, sur le lit de ta gloire.

Honnêtement, Didier pour ce que tu représentes à travers le monde, pour ce que tu représentes pour une certaine jeunesse, tu ne devrais pas associer ton nom et ton image au désordre qui est en train de naître.

Les arbitres ont officiellement donné leur quitus à l’un de tes challengers, et voilà qu’un autre groupe d’arbitre dit t’accorder son parrainage. Sur quelle base juridique ? quelle base légale ? Comment toi le grand Drogba peut tomber si bas. Pourquoi toute cette obstination.

Les grands hommes s’abreuvent et s’inspirent de l’histoire pour sculpter leur avenir. Le cas Michel PLATINI est édifiant. Tout monstre du football qu’il était est entré à la Fédération Française de Football en qualité de vice-président en janvier 2001, et à partir de mars 2005 en charge du département international, avant de devenir président de l’UEFA en 2007.

Woody, quel que soient les atouts que tu as, quel que soit le nombre de portes que tu peux ouvrir, même s’il advenait que tu gagnes une élection dans un tel contexte, dans un tel environnement, dans une telle division, y compris dans la famille même des footballeurs, tu n’auras apporté aucune valeur ajoutée.

Il n’est pas tard Didier. Calme-toi. La FIF tu peux la diriger un jour, mais pas dans ces conditions. Car la trajectoire de ton avènement à la tête de cette fédération, ne doit pas compromettre ta si brillante étoile, et l’important chapelet de reformes que tu dis vouloir engager pour notre football.

Oui je sais que cette lettre ouverte va faire jaser beaucoup, entre injures et sarcasme à mon endroit. C’est devenu la marque de tes supporters qui peut être me feront mentir cette fois ci. Mais chez nous en pays bété, on dit ce qu’on pense. Atéya Ayoka ka ka ka ka.

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