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Gabon/Défaites des panthères contre les écureuils: Un mal pour un bien.

Douchée dimanche dernier en amicale par le Benin (2 – 0), la sélection nationale du Gabon a fini redescendre de son petit nuage après une période d’état de grâce marquée par 3 succès et un nul en quatre sorties depuis l’ère Patrice Neveu

Et si la défaite face au Benin était un mal nécessaire pour la sélection nationale du Gabon ? Bien qu’une défaite ne soit jamais bonne à prendre, disons néanmoins que celle subit face au Benin a néanmoins eu le mérite de mettre les uns et les autres devant leurs responsabilités. Et montrer à tout un chacun, que rien n’est acquis en sport, qui plus est en football, où un match n’est jamais gagné d’avance encore moins avant la fin du coup de sifflet final.

Partie sur une bonne dynamique depuis sa prise de fonction à la tête de l’équipe en mai 2019 tout à fait acceptable de 3 victoires et un nul en quatre matchs, Patrice Neveu a connu sa toute première défaite sur le banc gabonais. Défaite certes pas préjudiciable pour son avenir, mais qui fait tâche au regard de l’adversaire en face, des attentes du technicien en termes de jeu, mais aussi des enjeux, puisqu’elle intervient à presque un mois de la double confrontation face à la Gambie au compte des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations, Cameroun 2021.

Pas le meilleur moment donc ni l’occasion de perdre un match dont Patrice Neveu avait voulu se servir comme prétexte pour asseoir ses certitudes et pourquoi pas, jouer la carte de jeunesse au sein d’un effectif arrivé à maturité et donc certains cadres, sont de plus en plus proches de raccrocher. « Le pouvoir aux jeunes », ce ne sera pas décidément pour cette fois, tant ces derniers n’auront guère fourni des feuilles de statistiques encore moins des prestations qui auraient pourquoi pas, emmener Patrice Neveu à injecter de la concurrence « saine » au sein de son groupe.

Dès lors, on a fini par se demander si l’ancien sélectionneur de la Guinée était vraiment l’auteur de ces convocations à la limite complaisantes. Quand on voit le niveau de tous ces joueurs retenus, les clubs dans lesquels ils évoluent et le fossé qui les sépare encore d’une sélection nationale. Il serait aussi également temps que la Direction technique nationale (DTN), joue également son rôle dans le choix et la détection des jeunes talents et joueurs susceptibles d’être appelé chez les A. Car il vaut mieux avoir au sein de son effectif un bon joueur évoluant sur le plan local, qu’un expatrié « exilé » parfois même parachuté en Finlande, suède, Chypre, ou Moldavie… Nationale ou division d’honneur en France. Surtout quand on sait que ces championnats ne sont pas médiatisés donc, impossible à faire un véritable suivi sur ces joueurs que l’on découvre parfois sur des petites vidéos amateurs sur YouTube.

Enfin, il serait peut-être temps que ces footballeurs prennent enfin conscience qu’il n’existe aucune relève sans talents. Et que la marche est encore assez haute pour le moment. C’est le cas de le dire en ce qui concerne notamment le cas particulièrement du jeune Aaron Boupendza, dont on a tous vu, qu’il ne constituait guère une alternative fiable au poste d’avant-centre en l’absence de Pierre Emerick Aubameyang. On a aussi vu qu’il manque une âme, mais aussi un « aboyeur » à cette équipe, comme savait si bien le faire un Cédric Moubamba. Car sans prise de conscience et réaction immédiate, la double opposition face à la Gambie peut s’avérer chaotique pour l’avenir du Gabon dans ces éliminatoires.

Par Nathalie Gabrielle MOUNSINTGA

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