L’union sacrée est de mise

Tout est parti la semaine dernière et ce malencontreux léger incident survenu le vendredi 1er novembre à l’aéroport international Léon Mba de Libreville lors de l’arrivée du sélectionneur national du Gabon, Patrice Neveu, pour que les « guéguerres » entre le ministère des sports et la fédération gabonaise de football (Fégafoot) renaissent au grand jour.

A l’origine de cette nouvelle brouille, il semblerait que l’Office national de développement du sport et de la culture (ONDSC) aurait contacté une agence spécialisée dans l’accueil et l’accompagnement de personnel pour prendre en charge Patrice Neveu dès son retour à Libreville.

 L’objectif étant de permettre aux français de passer moins de temps dans l’enceinte de l’aéroport pour les formalités de police et autres pépins liés aux bagages etc. L’idée en elle-même n’était pas si mauvaise que çà, en ce sens qu’à leur du professionnalisme et les exigences du haut niveau, l’encadrement technique tout comme l’ensemble des joueurs, doivent être mis dans des conditions optimales pour permettre à ces derniers de mieux se focaliser sur le travail à accomplir, à l’approche des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique de football.

Sauf que la démarche qui semblait pourtant bien penser va se confronter à un problème de vice de forme, en ce sens que le sélectionneur national est sous la charge de la Fégafoot. Et c’est à elle uniquement que revient une cette prérogative. Il aurait été souhaitable que le premier responsable l’ONDSC dont on accuse être à l’origine de ce « petit couac » informe au préalable le président de la Fégafoot concernant sa démarche, qui à voir de très près, n’avait rien de nuisible mais visait plutôt à faciliter le retour du sélectionneur au Gabon.

Mais, entre les faits et la volonté de bien faire, il y’a ce contexte, cette atmosphère parfois lourde, ses rires et sourires de façades, mais surtout cette cohabitation entre le ministère des sports et la Fégafoot qui a souvent fait tant de mal à l’équipe nationale du Gabon.

C’est justement pour ne plus retomber dans les mêmes travers des années 2013 et 2014 que Pierre Alain Mounguengui, le patron de la Fégafoot est monté au créneau le lundi 4 novembre dernier pour interpeller dans un premier temps du phénomène récurrent de l’ingérence du politique qui semble refaire surface au moment où l’équipe du Gabon surfe sur une dynamique positive.

C’est là tout l’enjeu. Les différentes parties, qui pourtant nourrissent la même ambition, celle de voir Pierre Emerick Aubameyang et ses coéquipiers être qualifiés pour la Can 2021 au Cameroun, doivent tout faire pour rendre l’ambiance mais surtout le climat au sein et en dehors de l’équipe des plus agréable et convivial.

 Cela passe nécessairement par une union sacrée entre ministère des sports, ONDSC et Fégafoot afin de mettre fin à toute forme d’incompréhension, confusion de rôle et autres aspects qui pourraient nuire au bien et à l’équipe du groupe.  Cela passe donc par un dialogue franc et sans arrière-pensée, avec pour seul objectif :

                                                                              la victoire

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